Je ne m’étendrais pas ici sur le Grand dit Loquant qui use ses font de culotte, et
cela, depuis la maternelle, sur le sujet du Quoi et, de ce que l’on trouve au tournant. En fait, je ne dirais rien, rien sur le Grand Quoi, rien sur ce que l’on trouve au tournant. Le sujet n’est
pas là, et quand bien même le serait-il, que si nous l’évoquions, comme à son habitude, il serait absent. Je veux fermer ici la possibilité de dire quelque chose, et conclure par ne rien dire.
Dire une bonne foi ce rien est toutes les présuppositions qui tournent autour. Car c’est sans cesse autour, à l’entour et au tournant, que nous nous trouvons, et c’est nous trouvant-là, que nous
ne nous trouvons pas. Il ne peut être question de conclure, toute forme de conclusion serait ici perçue comme une abjecte imposture, et laisserait supposer qu’il a été dit quelque chose ici.
Je vous remercie de votre attention.
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Réponse à vos commentaires éclairants, le chemin et les nombreuses zones d’ombres de mon corps-texte abscons.
Je garde le chemin, j’aime le chemin, tu es le chemin, nous sommes le chemin, tout est chemin, nous cheminons sur les chemins, sur les chemins petits ou grands, sinueux ou droits, apparaissant,
disparaissant sur le chemin, exactement là, sur le chemin, sans camouflage, dans la lumière du chemin. Oui l’important est ce cheminement ludique de la recherche du… et de la… et de tous ces
petits riens, grands petits riens, en chemin sur le chemin… Nous le disons, haut et fort, avec nos petits mots, mots que l’on sème, sur le chemin, en chemin cheminant ; nous le disons, murmurant
dans le vent, petits fragments balbutiants, précieuses particules, lexèmes, morphèmes, phonèmes, affixes, infixes, idées fixes… il, elle, résultante d’éléments phonologiques, ou conséquences de
l’absurde absence du sujet, perdu en chemin, alors même que nous le pension là et que le croyant là nous parlions en fait et de fait à une absence, absence manifeste de la réalité d’un manque…
Suis-je l’imposteur de cette imposture, ou l’auteur inconscient de cette duperie avérée… Et ces mots, apparaissant sitôt disparaissant, fuyants, insaisissables, spectres phraséologiques ou la fin
commence là où le commencement se termine. L’enfer est comme le chiendent qui mord la queue de l’innocent canard, et que seule votre attentive attention, dressée comme un rempart subjectif,
parviendra à déjouer. Et sans cesse il vous faudra déjouer les plans diaboliques qu’ourdissent sans relâches les puissances Dero. Et vous, crânes misanthropes, si vous loupez une marche, les
conséquences de votre manque d’attention, vous le savez bien, risque de vous être fatale. Alors, si vous vous risquez sur le chemin, n’oubliez pas d’équiper Gertrude d’un solide casque capitonné,
on n’est jamais trop prudent, comme on dit.
Je vous remercie de votre participation.
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