Quelques réflexions à la suite de mon passage sur vos blogs, en vrac et totalement
décousues :
Je me balade sur vos blogs, et je ne sais pas quoi dire, c’est dire le vide… Non je n’ai pas d’idée, je prends ce qui vient, la nuit, le jour, le jour ou la nuit,
là où je suis, jamais très loin, en vérité.
Le strabisme mental sartrien perdure. Cette perversion psychique qui nous fait voir ailleurs ce qui ne réside qu’en nous-mêmes.
De l’illusion d’être quelque chose.
La solitude est impossible, la plus pesante compagnie n’est-elle pas en-soi ? Nous ne pouvons jamais être tout à-fait seul, toujours en compagnie du soi, du moi, du
ça, du on, du nous, du je, du mais, d’encore… Gloire au con !
Nous choyons des hypothèses, nous ravaudons des utopies, pour arriver à ça, à quoi bon. La vie est saturée de ce que l’on n’a pas fait, à ce point,
j’étouffe.
Notre vie, ce singulier peu de chose.
On ne peut jamais réellement savoir, on suppute, on suppose, on évalue des possibles… la temporalité est matière d’illusion.
Même en disant le si peu de ce rien, je ne parviens pas à dire l’essentiel, et pas même ces prémices. Certain penseront que parvenu à ce stade il serait préférable
que je me pende ; mais je n’ai pas ce courage, à quoi bon précipiter l’inéluctable. Il y a sans doute une forme de complaisance éhontée à jouir du spectacle de sa propre chute, ou est-ce
simplement de la curiosité…
Il n’y a pas de péché originel, mais il y a bien une forfaiture originelle ; quelque chose qui a à voir avec la mort et l’au-delà, l’après de ce qui ne peut qu’être
maintenant.
Certain ici le dise mieux que moi, ma voix n’a pas cette providentielle vertu d’enchanter les mots, et le peu que j’exprime et plus souvent grotesque.
Puisse cette année être la meilleure pour vous.
°
* J’aime cette citation (de je ne sais plus qui), non pour l’évidence qu’elle énonce, mais parce qu’elle dit quelque chose d’essentiel sur notre condition.
°
Publié dans : Fneuk
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Mercredi 31 décembre 2008
3
31
12
2008
17:57
5
Il avance dans le couloir, à grands pas il avance le long du couloir. D’un pas
rapide, toujours plus loin, il s’enfonce dans le couloir. Il sait maintenant que de l’autre côté de la montagne, le feu fait rage. Alors, il avance, n’ayant d’autre choix, dans le couloir
avançant, précipitant ses pas aux limites de ses possibilités. Au loin, bien au-delà de la montagne, la Lune périclitait. Des gelées, tantôt vertes, roses ou bleus s’échappaient de sa bouche aux
dents haineuses, laissant derrière lui, dans le couloir, des traces serpentines multicolores.
°
Publié dans : Sbeun
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Lundi 29 décembre 2008
1
29
12
2008
10:05
1
Je regarde la mer que je ne vois pas, une mouette passe, me jette un cri, et déclive
vers l’horizon.
°
Publié dans : Fneuk
-
Lundi 29 décembre 2008
1
29
12
2008
09:23
0
Publié dans : Miahan
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Lundi 29 décembre 2008
1
29
12
2008
04:17
0
Combien de mots sont-ils nécessaires pour dire l’essentiel.
De quel mot user lorsque tout est dit.
Combien de mots manquent-ils pour dire l’essentiel.
De quel mot user lorsqu’il n’y a plus rien à dire.
J’appelle cette mort qui ne vient pas tout en prenant garde de me tenir loin
d’elle.
L’usage de la morbidité est-il dangereux pour la santé.
J’aime ces mots que je honnis.
L’usage de la parole est de loin le plus grotesque de nos
attributs.
Le réel manque de réalité.
Un cloaque de déterminismes mâtinés d’indéterminations.
Le langage dominant occulte l’essentiel : ce que l’on ne dit
pas.
Non, ça, elle ne pouvait l’entendre. Alors, il me fallait faire avec
ça, ne plus dire un mot de ça, ne pas même l’évoquer.
°
Publié dans : Sbeun
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Vendredi 26 décembre 2008
5
26
12
2008
17:00
3
Je suis incapable de commenter en ce moment, je regarde, j’entends, je lis,
j’écoute, je me disperse, je pense à autre chose, elle n’était pas là, ça c’est une certitude, je l’ai retrouvé inerte et sans voix, était-ce ses mots qui ne me parvenaient plus, ou alors, son
silence était-il trop profond, tout est à la masse, suivre, fut-ce vers nulle part, ou n’importe où, qu’importe, la voie est libre et le livre, ouvert.
Publié dans : Sbeun
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Mercredi 24 décembre 2008
3
24
12
2008
18:46
1
Fêtard fait tôt fétus.
Têtard et pas revenu.
La nuit, il fait noir.
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Publié dans : Fneuk
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Mercredi 24 décembre 2008
3
24
12
2008
17:41
4
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Publié dans : Fneuk
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Lundi 22 décembre 2008
1
22
12
2008
10:19
2
Publié dans : Miahan
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Vendredi 19 décembre 2008
5
19
12
2008
04:55
0
°
Publié dans : Miahan
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Jeudi 18 décembre 2008
4
18
12
2008
19:38
2
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